Rester assis plusieurs heures ralentit le retour du sang des jambes vers le cœur. Sur un vol long, cela favorise les jambes lourdes, les chevilles gonflées et, plus rarement, la formation d’un caillot dans une veine. Les bas de contention exercent une pression sur la jambe qui aide ce retour. Ils se choisissent avec un professionnel de santé, et ils ne remplacent pas les gestes à faire pendant le vol.
Le risque ne dépend pas de la cabine
On parle souvent de « syndrome de la classe économique ». Le nom trompe. Le facteur en cause est l’immobilité prolongée, pas la largeur du siège. Un passager en classe affaires qui dort huit heures sans bouger reste exposé. Le lit plat aide à allonger les jambes, il ne dispense pas de se lever.
Qui doit en parler à son médecin avant de partir
Les personnes qui présentent un ou plusieurs facteurs de risque veineux :
- antécédent de phlébite ou d’embolie pulmonaire, personnel ou familial ;
- chirurgie ou plâtre récents ;
- grossesse ou accouchement récent ;
- contraception ou traitement hormonal ;
- varices, insuffisance veineuse ;
- cancer en cours de traitement ;
- âge avancé, surpoids.
Prenez rendez-vous quelques semaines avant le départ. Le médecin évalue le risque, choisit le niveau de compression et décide si un autre traitement est utile. Les bas prescrits sont pris en charge en partie par l’Assurance Maladie. Vérifiez les conditions auprès de votre caisse.
Bien choisir ses bas
- Le niveau de compression se décide avec le médecin ou le pharmacien. N’achetez pas au hasard un modèle fort « pour être tranquille » : une compression inadaptée gêne ou blesse.
- La taille se prend en pharmacie, par la mesure du tour de cheville et du mollet, de préférence le matin, quand les jambes ne sont pas encore gonflées.
- Le modèle : chaussettes, bas ou collants. Pour un vol, les chaussettes jusqu’au genou suffisent dans la plupart des cas. Le médecin tranche.
Le jour du vol
- Enfilez les bas le matin, avant de partir à l’aéroport, sur une jambe non gonflée.
- Déroulez-les sans plis : un pli forme un garrot.
- Gardez-les pendant tout le trajet, y compris les escales.
- Retirez-les le soir à l’arrivée.
Les gestes à bord, avec ou sans bas
- Levez-vous régulièrement et marchez dans l’allée quand la consigne lumineuse le permet.
- Bougez les pieds assis : flexion et extension des chevilles, rotation des pieds.
- Buvez de l’eau. L’air de cabine est sec.
- Évitez l’alcool et les somnifères : ils vous font dormir longtemps sans bouger.
- Ne croisez pas les jambes pendant des heures, et ne rangez pas votre sac sous le siège devant vous si cela vous empêche d’allonger les jambes.
- Portez des vêtements amples à la taille et aux jambes.
Choisir sa place aide aussi : un siège côté couloir permet de se lever sans déranger. En classe affaires, l’accès direct au couloir dépend de la configuration de la cabine, détaillée dans ce guide des sièges.
Les signes qui doivent alerter après le vol
Dans les jours qui suivent un long trajet, consultez sans attendre en cas de :
- douleur, chaleur ou gonflement d’un seul mollet ;
- essoufflement inhabituel, douleur dans la poitrine, toux soudaine.
Ces symptômes relèvent d’un avis médical rapide, et d’un appel au 15 ou au 112 en cas de gêne respiratoire.
Escales et longs trajets
Une escale longue est une occasion de marcher. Profitez-en plutôt que de rester assis en salle d’embarquement. Les idées pour occuper ce temps sont dans notre article sur les escales. Et pour limiter la fatigue à l’arrivée, les conseils contre le décalage horaire sont dans ce guide du jet lag.